Dans le cadre du séminaire Trajectoires et quartiers populaires, co-organisé par la DREETS-PACA et la région académique Provence-Alpes-Côte d’Azur, avec le soutien de l’association Approches Cultures et Territoires (ACT) et du centre de ressources Cité Ressources, une table ronde intitulée « Quelles ambitions collectives ? » a réuni plusieurs acteurs de terrain et chercheurs autour d’une question centrale : que signifie réellement « l’ambition scolaire » pour les élèves des quartiers populaires ?
Une lecture critique de l’école comme espace de domination
Animée par Soraya Guendouz, directrice du centre de ressources ACT, la discussion a permis de poser un regard analytique sur les obstacles structurels auxquels se heurtent ces jeunes, tout en mettant en lumière les formes de résistance qu’ils déploient au quotidien. Parmi les intervenants, Hinda Bennour notre membre fondatrice de l’association Les Minots de Saint-Charles, a apporté le témoignage d’une expérience ancrée dans le tissu social marseillais.
À ses côtés, Wacil Assoumani, directeur du centre social du Grand Saint-Antoine et fondateur de l’association Mtsachiya, implantée dans les quartiers nord de Marseille, a partagé sa vision de terrain. Marwan Mohammed, sociologue et chargé de recherche au CNRS, auteur de C’était pas gagné – de l’échec scolaire au CNRS, histoire d’une remontada (Seuil), a quant à lui inscrit les échanges dans une perspective sociologique plus large.
Des parcours individuels au récit collectif
C’est à travers les trajectoires singulières de ces acteurs engagés que la table ronde a tenté de tisser un récit commun, celui de la fabrication des rapports sociaux de domination — et des voies pour les dépasser. Une démarche qui fait le pari que les histoires personnelles, lorsqu’elles se rejoignent, peuvent éclairer des dynamiques collectives trop souvent invisibilisées.
Voici l’intégralité de cette table ronde en vidéo
